Conseil Communal du 24 mars 2014

Question orale d'actualité du conseiller communal Antoine Hermant, hier au conseil communal du 24/03/2014. La réponse de la commune est ci-dessous...

"Il y a eu une action syndicale le lundi 10 mars où des centaines de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la réforme des allocations d’insertion. Une délégation vous a rencontré, monsieur le bourgmestre. Nous regrettons le fait que vous n'êtes même pas venu saluer la foule.

A partir du 1er janvier 2015, 1191 travailleurs sans emploi verront leur allocation de chômage supprimée selon la FGTB. Comme la motion du PTB l’annonçait le mois dernier, il s’agit d’un problème extrêmement important pour notre région. Toute une série de gens, de familles tomberont sous le seuil de pauvreté. Avec toutes les mesures du gouvernement Di Rupo, c’est près de 100 000 personnes qui se retrouveront sous le seuil de pauvreté dans notre pays. Une honte sociale qui viendra empirer la situation financière délicate des communes.

Je voudrais attirer votre attention sur les conséquences de cette mesure sur le personnel qui travaille sous statut ALE pour la commune.

Une dame travaille 18h par semaine, depuis septembre 2008. De 7h15 à 8h15. De 12h15 à 13h15. De 15h30 à 17h30. (Le mercredi seulement le matin). Elle gagne 430€ du chômage et 210€ via chèques ALE (total=640€ par mois). Son compagnon gagne 1400€ par mois. En travaillant tous les deux, ils sont à la limite du seuil de pauvreté.

Leur travail principal, c’est la sécurité devant les écoles (et la garderie pour certains). Souvent ils font des heures supplémentaires (6h en + en mai 2013). Selon la loi, ils ne peuvent pas faire plus de 630h. Mais font beaucoup plus. Les heures en plus ne sont pas payées. Ils le font par conscience professionnelle et espèrent un jour décrocher un contrat. En plus des ALE, certains acceptent même de fait signer des contrats de bénévolat dans les écoles communales. Ils participent aux ateliers cuisine, accompagnent les enfants à la piscine, participent à certaines animations, excursion, garderie du soir, aide à l’administration pour la direction,… Exemple : fin février, la dame a travaillé de 7h15 à 17h30. Parfois, la direction de l’école sms le dimanche pour demander un coup de main en semaine. Pour certaines excursions, ils accompagnent les enfants toute la journée gratuitement. Ces travailleurs ont suivi des formations de gardiens de la paix, pour la garderie,…Malgré tout cela, l’ONEM considère les travailleurs ALE comme un « hobby » (sic!)...

Le 1/1/2015 : ils auront plus droit aux allocations de chômage comme ils n'ont jamais "assez travaillé". Comme ils sont cohabitant et que leurs compagnons ont des revenus. Ce sera une perte sèche pour le ménage, ils n’auront pas droit au Cpas et tomberont sous le seuil de pauvreté.

En plus, nous avons entendu qu’après le 1er janvier 2015, ils disent que l’exemption de contrôle de l’Onem ne sera plus valable. Est-ce que c’est vrai ? En plus de faire ce travail, ceux qui restent devraient donc prouver qu’ils recherchent activement de l’emploi. 

Pourquoi ces travailleurs ne pourraient-ils pas recevoir un contrat qui leur permettrait d’avoir un revenu décent, stable et une vraie reconnaissance de statut de travailleur comme c'est le cas dans certaines communes ?"

 

Réponse de la ville (Françoise Ghiot, échevine): "ces personnes sont des demandeurs d'emploi comme les autres. Dès que nous avons plus d'information, nous leur donnerons."

Je vous laisse juger de la réponse...