AGC: 45 emplois menacés: le PTB demande la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire pour les travailleurs

AGC Seneffe: le PTB propose la réduction du temps de travail pour sauver les emplois.

La multinationale AGC, leader mondial dans la production de verre plat, a annoncé vouloir licencier 45 travailleurs sur le site de Seneffe (soit 21 % des travailleurs). Il y a quelques mois, elle avait déjà licencié 95 travailleurs en Belgique. Le PTB refuse cette logique et avance des alternatives.

 

Le mercredi 13 janvier dernier, nous sommes allés rendre visite aux travailleurs d'AGC où 45 personnes sur 210 sont menacées de licenciement. Courage à tous ces travailleurs et aux organisations syndicales ! Nous avons rencontré les 2 délégués FGTB qui nous ont reçu. Merci à eux d'avoir pris le temps de nous expliquer la situation.
Frederico Parinello, délégué principal : "Pendant la crise covid, avec les absences pour maladie, la direction en a profité pour réorganiser le travail. Une fois que la nouvelle organisation était en place, les absents n'ont plus été nécessaires et aujourd'hui ils veulent licencier 45 personnes sur les 210 du site. La SNCF fait des économies et nous vendons beaucoup moins de pare-brises de train que nous fabriquons ici. Nous avons déposé un préavis de grève et nous ferons tout pour qu'il n'y ait pas de licenciement. Pendant la procédure Renault, nous allons essayé de voir s'il est possible de déplacer des gens dans l'usine même, voir si des prépensions sont possibles. Comme la FGTB le défend depuis longtemps, nous défendrons une réduction collective du temps de travail."
“Comment une multinationale largement bénéficiaire se permet-elle de licencier largement du personnel?”, s’indigne Antoine Hermant, député wallon et responsable du PTB pour la Région du Centre. Et d’ajouter: “Aujourd’hui, toutes les pistes pour sauver l’emploi doivent être sérieusement envisagées”.

Et le PTB d’avancer la réduction du temps de travail. Antoine Hermant: “Introduire la semaine 30h/semaine avec maintien du salaire pour ses travailleurs permettrait de sauver de nombreux emplois. Et avec les aides prévues par le gouvernement, cela ne demanderait qu’une contribution financière modeste à une multinationale qui faisait encore 737 millions de bénéfices en 2018”

“Concrètement, pour rendre cette réduction du temps de travail effective, l’entreprise devrait débourser à peu près 2,7 millions d’euros en plus de l’aide publique. Cela représente 0,3 % de ce que la société a gagné l’année passée. C’est parfaitement faisable”, estime Antoine Hermant.

 

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